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Articles traitant des pratiques de l’innovation ouverte

[Vidéos] Veille scientifique : tout comprendre sur l’utilisation de la plateforme d’innovation ouverte ideXlab

 

L’Open Innovation a de nombreux avantages, mais difficile d’en profiter sans l’utilisation d’une plateforme d’innovation ouverte adaptée. Comment trouver à la fois les bons partenaires et les bonnes compétences dans le domaine d’expertise parfois loin de celui de mon entreprise ? À l’inverse, comment offrir ses services et son expertise dans des domaines scientifiques et techniques de pointe ?

 

ideXlab, une plateforme d’innovation ouverte multiservice et internationale

 

Pour améliorer sa veille scientifique et accélérer l’innovation au sein de son entreprise, l’utilisation d’une plateforme d’innovation ouverte permet d’accéder plus rapidement à la connaissance et aux bons experts. Par sa multiplicité de services, la plateforme ideXlab permet de mobiliser une communauté d’entreprises spécialisées, d’experts et d’universitaires, mais également d’analyser des centaines de millions de documents sur des sujets technologiques variés.

Grâce à un algorithme dédié, la plateforme offre la possibilité en temps réel :

  • d’analyser des articles scientifiques et brevets, autour du sujet souhaité
  • de stocker et structurer ses recherches, grâce à une arborescence détaillée
  • de trouver parmi les 10 millions d’experts ceux qui sont les plus pertinents pour votre projet

Développée dans une approche de pluridisciplinarité et de décloisonnement, la plateforme ideXlab permet de mettre en relation de manière très simple des problèmes et des solutions. Elle offre notamment une analyse de l’état de l’art ou de sujets à la pointe de la recherche dans tous les domaines d’activité, scientifiques, techniques et marketing. Dans cette courte vidéo, découvrez la genèse d’ideXlab et quels sont les objectifs de la plateforme : 

innovation ouverte plateforme

 

Une plateforme d’innovation ouverte unique : créez, stockez, échangez !

 

Dans une vidéo plus complète, nous vous invitons à découvrir la plateforme d’innovation ouverte, sa facilité d’utilisation et son potentiel de recherche, autour d’un exemple : la fabrication additive, ou impression 3D, des céramiques. Ces techniques de fabrication ont la particularité de procéder uniquement par un ajout de matière, assisté par ordinateur. L’enjeu, dans ce cas, est de trouver comment améliorer la fabrication de pièces en céramique spécifiques, en utilisant de nouvelles techniques de fabrication additive, ou en utilisant un substitut aux parties en céramique.

innovation ouverte plateforme

La valeur ajoutée de la plateforme d’innovation ouverte ideXlab se trouve dans sa capacité à combiner tous les besoins de ses utilisateurs dans quatre actions distinctes, les « 4 S » :

  • Search : le moteur de recherche d’ideXlab permet de trouver rapidement à travers l’analyses des articles et brevets les spécialistes sur les sujets recherchés par son entreprise
  • Structure : la plateforme permet de conserver les anciennes recherches, et de structurer ainsi la connaissance
  • Save : la plateforme offre un espace de stockage pour constituer sa propre bibliographie
  • Share : ideXlab permet d’échanger les résultats de la recherche entre utilisateurs, et ce de manière confidentielle

 

Faites vos premiers pas vers l’Open Innovation : testez la plateforme avec un compte gratuit comprenant 10 crédits de recherches et accédez aux connaissances de 10 millions d’experts.

[Ebook] Le co-développement au coeur de l’Open Innovation

 

L’accélération du basculement d’un modèle d’innovation fermée à celui d’innovation ouverte au sein des entreprises a changé le regard des professionnels sur l’utilisation de leur écosystème pour nourrir leur propre besoin d’innovation. Quand le principe du collectif est au cœur de l’innovation ouverte… découvrez le co-développement !

Co-développement : de l’idée à la production

 

Le co-développement est l’un des principes inhérents à l’innovation ouverte. Il repose sur la collaboration entre professionnels et experts venus de tous les horizons, mais également sur le développement collectif de produits ou services dans un objectif commun. Le co-développement intervient à tous les niveaux de maturité technologiques, de l’idée ou concept jusqu’à la production et le mode de distribution du produit. Partager pour mieux capitaliser, et ce à toutes les étapes de la création de produit, une idée utopique ?

Le co-développement, une solution adaptée à tous les secteurs

 

Loin d’être un simple concept nébuleux, l’innovation collaborative possède pour autre avantage d’être applicable à tous les secteurs industriels, et constitue une source d’inspiration d’un secteur à l’autre.
Dans cet ebook, découvrez 6 exemples concrets et réussis de déploiement d’une stratégie d’innovation ouverte et de co-développement, selon des objectifs extrêmement variés tels que :

• L’amélioration de la croustillance du pain
• L’utilisation de nouveaux matériaux pour les boîtiers électroniques
• La préparation de surfaces en titane par le traitement à sec
• La création d’une réaction exothermique contrôlée
• La conception d’un système de freinage sans contact
• La conception d’un système de guidage pour les véhicules autonomes

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L’innovation ouverte des PME – Better, Faster, Harder

La demande d’innovation est de plus en plus pressante et elle s’accélère … ouvrant la voie de l’innovation ouverte des PME.

Nous observons que, même sur les marchés d’offre historiques comme l’électronique grand public, la demande impose la cadence et non plus l’offre. Les consommateurs s’attendent à de meilleurs produits tous les jours et même les leaders du marché peuvent être pris au piège du jeu de l’offre et de la demande .
Vous souvenez-vous de l’ annonce de l’iPhone 4s en 2011 ? Les blogs et les journaux avaient relayé une énorme déception du fait de l’absence d’innovation (une recherche Google sur : ‘ iphone 4s ET déception’ vous donnera  des centaines de milliers de pages ! ) .
De nombreux exemples similaires peuvent être trouvés dans l’industrie automobile où il est attendu des nouveaux modèles de surclasser les précédents sur : la sécurité, la consommation de carburant, le niveau de pollution, la qualité, les équipement connectés, le GPS, la musique… la liste est infinie et les attentes bien difficiles à satisfaire.

Les consommateurs se sont habitués à se voir offrir en permanence de nouveaux produits et de nouvelles fonctionnalités au cours des dernières décennies, cela est devenu une attente forte pour le ‘toujours plus’ .

Mais la concurrence industrielle impose également que ces nouveaux modèles soient délivrés à un rythme toujours plus rapide .

Un exemple : dans les années 2000 l’industrie du téléphone mobile était basé sur les fondamentaux suivants: une durée de vie produit de 2 à 3 ans et une disponibilité des modèles de 2 ans. Ces chiffres sont à présent respectivement 18 et 12 mois en moyenne, soit une accélération d’un facteur 2. Le renouvellement de la gamme produits est encore plus impressionnant dans l’industrie informatique où les modèles sont remplacés chaque année .

Cette tendance de l’électronique grand public se retrouve dans de nombreux autres secteurs comme l’habillement, l’alimentation et même les services comme la banque et l’assurance qui proposent de nouvelles offres presque chaque mois .

La concurrence impose que les produits soient livrés de plus en plus rapidement.

Qu’est-ce que cela implique pour les fabricants ?

D’une part la complexité des produits augmente à un rythme inégalé pour répondre à la demande d’innovation. Pensez aux technologies embarquées dans une voiture (une voiture embarque environ 30 microprocesseurs et d’un million de lignes de code), ou dans un smartphone ( GPS , détecteur de mouvement , NFC , écrans , batterie , appareil photo, processeurs … ). Et d’autre part ces technologies doivent être développées, intégrées, testées et livrées toujours plus vite. Et, de plus, chacune d’entre elles, alors qu’elles devient plus sophistiqué, plus miniaturisée, est aussi de plus en plus chères à produire, conduisant à la concentration des acteurs et la réduction de la concurrence .

Aucune entreprise au monde ne peut maîtriser toutes ces technologies . Bien sûr, chacune se spécialise et devient partie d’une chaîne de relation intégrateur/fournisseur. Mais malgré tout, il y a toujours de nombreux domaines très spécialisés où une entreprise ne peut pas maintenir un savoir-faire au niveau de l’état ​​de l’art pour ses propres produits . Ceci est particulièrement criant pour les PME.

La mission des équipes produit et R&D est de plus en plus difficile.

C’est là que l’innovation ouverte entre en scène. [tweetherder] S’appuyer sur des savoir-faire externes, intégrer les innovations d’autres laboratoires ou entreprises est la seule façon de rester à niveau ou de surpasser la concurrence[/tweetherder] . En particulier lorsque votre ‘moteur R&D’ vous place a prior comme un challenger dans votre propre marché.  PME disais-je …

Dans notre expérience avec l’Open Innovation , nous avons rencontré de nombreux exemples similaires:

– Un fabricant d’ustensiles de cuisine a besoin d’expertise sur la façon d’obtenir certaines couleurs sur aluminium usiné

– Un fabricant d’instruments médicaux a besoin d’un procédé moins coûteux pour le ponçage de la céramique

– Un fabricant de téléphone a besoin d’une antenne de conception plus compacte  …

Ils étaient tous sous pression du marché, de contraintes budgétaires de R&D, leurs fournisseurs n’avaient pas la bonne réponse; mais nous avons trouvé ensemble que des chercheurs ou d’autres PME, loin de leur écosystème initial, avaient déjà résolu ces problèmes .

La détection de solutions, la mise en œuvre de l’Innovation Ouverte en tant que pratique, l’intégration d’IP de tiers, la collaboration avec de nouveaux partenaires au sein de votre processus de R&D sont toutes des questions difficiles que nous discuterons dans d’autres articles de ce blog .

Mais j’espère que celui-ci a démontré qu’une ouverture beaucoup plus grande de la ‘boite’ R&D est la seule option dans ce domaine, pour des solution dans un monde d’innovations toutjours meilleurs, plus rapide mais aussi plus difficile (Better – Faster – Harder) .

* Avec la (presque) autorisation de Daft Punk

[Livre Blanc] Open innovation en entreprise : incompatible avec la propriété intellectuelle ?

 

Au sein d’une économie de la connaissance, il est essentiel de pouvoir protéger ses biens industriels. Les titres de propriété intellectuelle sont donc indispensables pour le bon développement d’une entreprise et constituent un rempart en cas de conflit industriel. En apparence, l’Open Innovation, qui repose sur un système de partage et d’échange, constitue donc une menace pour la sécurité de l’entreprise. Mais en réalité, il s’agit plutôt de deux faces d’une même pièce !

Propriété intellectuelle et Open Innovation en entreprise : de l’exclusivité à la complémentarité ?

 

La propriété intellectuelle, et notamment industrielle, a de nombreux avantages, notamment le dépôt de brevets. Comme le précise l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, les brevets permettent à la fois de :

Établir des droits exclusifs qui habilitent votre entreprise à utiliser pendant 20 ans l’innovation brevetée, mais également de concéder ou vendre la licence à une personne morale tierce
Offrir une position de force sur le marché et un pouvoir de négociation accru en réduisant la concurrence sur votre marché et en conduisant des licences croisées
Accroître la notoriété de votre entreprise puisque celle-ci sera reconnue pour sa capacité à innover et à développer de nouveaux produits ou services

Oui, l’Open Innovation en entreprise, c’est possible !

 

Mais travailler grâce à l’Open Innovation en entreprise est tout à fait concevable si l’on accepte sa notion de partage sous-jacente. On observe aujourd’hui un blocage de l’innovation et de l’invention de nouvelles technologies dû à une manipulation excessive de la propriété intellectuelle. En 2015, l’OMPI observait un nombre record de demandes de brevet avec 2,9 millions de dépôts.

En tant qu’entreprise, l’Open Innovation soulève de nombreuses questions, telles que :
• Comment protéger mon entreprise et mon produit sans titres de propriété intellectuelle ?
• Mon entreprise est-elle fragilisée par un partage d’une licence ou d’un titre de propriété intellectuelle ?

Découvrez dans ce livre blanc comment les plateformes d’Open Innovation en entreprise peuvent répondre à ces questions grâce à l‘anonymisation du processus, évitant ainsi les risques de perte de connaissances. Les entreprises souhaitant lancer des produits sur le marché plus rapidement, notamment lorsqu’il s’agit d’amélioration d’un produit existant ou de fonctions périphériques, ne peuvent compter que sur leur propriété et ressources en interne : elles doivent capitaliser les opportunités !

télécharger livre blanc

L’innovation Ouverte et la propriété intellectuelle: contradiction ou complémentarité ?

L’innovation ouverte et les DPI : contradiction ou complémentarité ?

L’innovation ouverte et la gestion des droits de propriété intellectuelle ont longtemps été présentés comme des approches contradictoires de l’innovation. Nous discutons ici la contradiction apparente mais nous montrons que les DPI peuvent définir le cadre idéal pour la réalisation de projets d’innovation ouverte .

Une contradiction apparente dans les définitions.

Entre la propriété intellectuelle et l’innovation ouverte la contradiction commence avec les définitions .

Les droits de propriété intellectuelle (brevets, dessins et modèles, droits d’auteur), tels que définis par l’OMC sont « les droits conférés aux personnes sur les créations de leur esprit. Ils donnent généralement au créateur un droit exclusif sur l’utilisation de sa création pendant une certaine durée. »

Comme on le voit, la notion d’exclusivité est centrale.

B.Hall dans son étude [ 1 ] stipule que : « les DPI sont généralement conçus pour exclure les autres de l’utilisation des idées et des inventions d’une entreprise  » .

L’Innovation Ouverte d’autre part se définit ainsi: « L’innovation ouverte est un paradigme qui suppose que les entreprises peuvent et doivent utiliser des idées externes ainsi que des idées internes et les chemins internes et externes vers le marché ».  Dit autrement il s’agit « d’innover avec des partenaires en partageant les risques et les bénéfices. » [Wikipedia , citant Chesbrough].

Ici, l’accent est clairement mis sur la notion de «partage» .

Bien que «partager» ne ​​signifie pas «donner», on voit bien le grand écart qu’il y a entre les notions d’«exclusivité» et de «partage».

Et la contradiction semble s’aggraver lorsque l’on regarde les pratiques réelles dans les deux camps .

Le poids économique croissant de la propriété intellectuelle

Bien qu’il existe des groupes ayant des intérêts économiques communs ou des contraintes d’interopérabilité (Web 2.0, patent-pools sur les formats vidéo ou les télécommunications), la règle générale reste que les DPI et notamment les brevets sont considérés comme des armes de protection ou même d’attaque dans des conflits industriels .

En fait, [tweetherder]le rôle des droits de propriété intellectuelle est devenue primordial depuis l’entrée dans l’économie de la connaissance[/tweetherder]. Dans une économie matérielle, on peut protéger ses biens dans un coffre-fort tandis que dans une économie de la connaissance les seules protections sont les secrets ou des titres de propriété intellectuelle.

Comme exemple de cette croissance, on peut citer le montant total des licences de brevets qui est passé de 50 milliards de dollars en 1994 à 200 milliards en 2008 (source OMPI et Athreye/Yang dans [7]) , cela ne tient pas compte des acquisitions comme celle Motorola Mobility par Google (12 milliards de dollars) et Nokia par Microsoft (7 milliards de dollars), qui toutes deux visent à remplir leurs portefeuilles de brevets .

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Les promesses des brevets

Nous avons tous entendu également de célèbres batailles comme les plaintes d’Apple contre Samsung qui ont fini par bloquer les ventes des smartphones Galaxy aux États-Unis en 2012.  Les blogs sur le sujet regorgent d’exemple de situations absurdes en particulier liées aux brevets logiciels ou sur le génome (voir Commodor / brevet XOR).

La protection des inventions peut en effet se transformer en pratiques excessives et douteuses .

Un article du MIT Sloan [2] résume bien ceci en disant que [tweetherder] »les  problèmes se produisent lorsque la protection de la propriété intellectuelle est transformée d’un moyen de capturer la valeur de l’innovation en une fin en soi » [/tweetherder] .

Quand il s’agit de bâtir de nouveaux partenariats , cette position crispée sur les DPI impose des règles strictes qui font peser une lourde armure sur les épaules des employés et ralentissent les projets. Certaines entreprises vont exiger un NDA avant toute discussion, la plupart veulent avoir un accord contractuel global avant de démarrer un projet et certaines vont tout simplement refuser les discussions avec les sociétés qui ne possèdent pas de brevets.

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Discutons d’un partenariat !

De grandes entreprises comme IBM et P&G ont cependant réalisé que l’agilité de l’entreprise exigeait un changement dans leurs politiques de propriété intellectuelle et ont commencé à le faire réellement à la fin des années 2000 , voir [1] .

L’agilité de l’Innovation Ouverte soulève de nouvelles questions

Dans le camp de l’Innovation Ouverte, les intervenants recommandent d’utiliser des processus légers pour mener les projets afin que l’information puisse être partagée rapidement sans barrières inutiles. Ceci est absolument nécessaire quand une entreprise envoie un appel à propositions dans l’espoir de recevoir des dizaines de réponses. Avoir un NDA avant l’échange d’information n’est  certainement pas compatible de cet objectif.

Et pourtant, suivant ces principes, des milliers de problèmes industriels sont rendus publics et encore plus de propositions de solutions sont dévoilées avec la plus minime protection d’un clic sur une page Web!

Avec une telle contradiction, on peut légitimement se poser des questions .

Les questions principales de l’entreprise sont généralement :

1 . Que va-t-il arriver à mon challenge ? Ne peut-il pas être exploité par mes concurrents à mon insu ?
2 . Comment puis-je protéger mes produits contre les imitations si je ne possède pas entièrement l’ IP ?

Les experts ou fournisseurs ont eux les questions suivantes:

3 . Comment puis-je protéger mon savoir-faire dans un processus aussi sommaire ?
4 . Suis-je affaibli sur le long terme par le partage ou la licence mes droits de propriété intellectuelle ?

Eh bien, comme vous le devinez, en tant qu’experts de l’innovation ouverte, nous avons les réponses :-) et pour vous remercier d’avoir lu jusqu’ici, je vais maintenant vous en donner un aperçu .

Les plates-formes d’innovation ouverte peuvent fournir les réponses

La première question porte sur un risque potentiel dans la divulgation d’un problème industriel, y compris à la concurrence . En effet, personne ne veut que d’autres connaissent les détails de nos problèmes, pas seulement dans les affaires .

Il est facile d’y répondre, d’une part les plates-formes d’Innovation Ouverte permettent de poser des questions de façon anonyme (quelques exemples ici) . Chez ideXlab nous avons développé un workflow qui permet de rechercher les experts et d’entrer dans des discussions et négociations anonymes jusqu’à ce que les deux parties soient d’accord pour démarrer une collaboration .

Deuxièmement, on doit se poser la question du risque réel si la question est divulguée. Dans la plupart des cas que nous avons traités, les questions posées portaient sur l’amélioration d’un produit existant (le produit et ses performances étant déjà connus, une divulgation n’est pas un gros risque); d’autres sont liées à des fonctions périphériques d’un produit dont la divulgation ne porterait pas sur le cœur de métier de la société.

La réponse à la deuxième question est un peu plus technique. Supposons que vous ayez trouvé une technologie que vous souhaitez intégrer dans votre prochain produit; il y a alors deux cas: soit la technologie est protégée par le fournisseur ou elle n’est pas. Si elle l’est par un brevet ou même seulement une preuve d’antériorité, dans le cadre de votre contrat vous demanderez un droit d’utilisation (ou licence), potentiellement exclusif, ou vous pouvez acquérir les brevets.  Le droit d’utilisation ne vous permet pas de poursuivre un contrefacteur potentiel, mais un bon avocat aura ajouté un engagement de l’inventeur de vous aider et de poursuivre les fautifs. Si vous voulez le maximum de sécurité, l’acquisition du brevet est la bonne option.

Si la technologie n’est pas protégée par le fournisseur, il est probablement trop tard pour le faire et votre accord comprendra une licence exclusive sur le savoir-faire et le secret sera la règle!

Mais avant de mettre un cadre juridique complexe en place, il faut  considérer l’avantage donné à l’entreprise qui sera la première à commercialiser ce produit ou cette fonctionnalité. Dans de nombreux cas, être le premier fait une telle différence que le risque d’être copié un an après a peu ou pas d’importance. Bien sûr, ce facteur varie considérablement en fonction du marché et des cycle de vie produit. La vitesse d’exécution est parfois la meilleure protection !

La troisième question (protection du fournisseur ) est posée très fréquemment. Sur les plates-formes d’Innovation Ouverte, les fournisseurs de solutions doivent divulguer un certain niveau d’information pour intéresser l’entreprise demandeuse sans prendre trop de risques.

Encore une fois, nous avons deux situations. Si l’invention est protégée, alors elle peut être divulguée et les DPIs peuvent-être mentionnés . Si ce n’est pas le cas, l’échange d’informations doit être effectuée avec prudence. Les intermédiaires en Innovation Ouverte seront de bon conseil pour cet exercice délicat. Chez ideXlab nous mettons l’accent sur ​​la description des caractéristiques externes des inventions, comme les performances clés, au lieu de divulguer trop de détails sur leurs mise en œuvre. Après quelques questions-réponses anonymes, lorsque le demandeur est convaincu du sérieux de la proposition, alors il peut décider de conclure un accord de confidentialité.

La réponse à la quatrième question est plus une question de conviction et de réalisme. Les licences et l’intégration de technologies tierces est une pratique naturelle dans un monde global. Les deux parties bénéficient de l’échange, l’un avec un nouveau flux de revenus, l’autre avec un cycle de mise sur marché raccourci. En pratique, les universités ont pour mission de licencier leurs inventions et les laboratoires d’entreprises privées ont couramment des département de Propriété Intellectuelle en charger trouver de nouveaux débouchés à la recherche. Toutefois la prudence peut amener à définir des domaines d’application restreints pour éviter une éventuelle concurrence dans le même secteur d’activité que l’inventeur.

[tweetherder] Les droits de propriété intellectuelle et l’innovation ouverte sont les deux faces d’une même réalité[/tweetherder]

L’Innovation Ouverte et la propriété intellectuelle coïncident particulièrement bien lorsque [tweetherder]les entreprises se rendent compte qu’elles doivent capitaliser sur les opportunités plutôt que seulement sur ​​leur propriété[/tweetherder] .

Les réponses exactes aux préoccupations des acteurs dépendent de plusieurs points: la nature du projet d’innovation ouverte, la situation de l’entreprise demandeuse sur les DPI, la nature du produit final et du marché, et sur ​​la situation du fournisseur de technologie.

Ainsi, la société demandeuse doit se poser les questions suivantes:

– Suis-je à la recherche d’une technologie cœur de métier ou d’améliorations ou de fonctions périphériques ?
– Quelle est la valeur ajoutée de la technologie pour mon produit et l’entreprise?
– Le fournisseur peut rivaliser avec moi sur mon marché à un moment donné ?
– La rapidité de mise sur le marché est-elle plus importante que la protection à long terme du produit ?

Selon les réponses à ces questions, il y est possible de définir un cadre de gestion de la propriété intellectuelle qui permettra de monter un projet avec succès, comme décrit ci-dessous.

IPR options

Exemple d’options d’une entreprise en matière de DPI (source ideXlab)

 

Cet article est l’un de notre série sur à la pratique de l’innovation ouverte , nous espérons que vous l’avez apprécié.

 

Références

[1] Open Innovation and Intellectual Property Rights – The Two-edged Sword
http://eml.berkeley.edu/~bhhall/papers/BHH09_IPR_openinnovation.pdf

[2] Does IP Strategy Have to Cripple Open Innovation? http://sloanreview.mit.edu/article/does-ip-strategy-have-to-cripple-open-innovation/

[3] Scenarios for the Future http://www.marcasepatentes.pt/files/collections/pt_PT/1/178/EPO%20Scenarios%20For%20The%20Future.pdf

[4] How intellectual property enables and protects Open Innovation http://www.forbes.com/sites/benkerschberg/2012/04/23/how-intellectual-property-ip-enables-and-protects-open-innovation-platforms/

[5] A practical guide to managing intellectual property rights in an open innovation context http://six6.region-stuttgart.de/sixcms/media.php/1181/Opinet_IPR_Guide.pdf

[6] XOR patent case https://www.google.fr/search?q=CadTrack+xor+patent

[7] Athreye and Yang 2011, Desambodied knowledge flow in the world economy  http://www.wipo.int/export/sites/www/econ_stat/en/economics/pdf/wp3.pdf