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Articles portant sur ​​un aspect particulier de l’Open Innovation ou une entreprise.

[Livre Blanc] Innovation participative : les 8 dimensions de l’Open Innovation à comprendre et maîtriser

 

Innovation participative : un levier de création de valeur pour les entreprises

 

En rupture avec le paradigme de « Closed Innovation » qui a permis aux grandes multinationales d’asseoir leur puissance technologique grâce à l’internalisation complète des ressources R&D, l’innovation participative s’inscrit dans une nouvelle logique pour les entreprises.

Pour faire face à l’évolution de l’environnement professionnel, aujourd’hui recomposé autour de la mobilité croissante des experts et professionnels, l’évolution du rôle des universités dans le monde du business et l’augmentation du nombre de laboratoires de recherche, les entreprises doivent de plus en plus se tourner vers des modes d’innovation alternatifs.

L’innovation participative préconise l’utilisation de ressources et de connaissances internes et externes au sein d’une entreprise, dans le but d’en accroître la productivité et l’efficacité de son activité de recherche et développement.

Quelles sont les 8 dimensions de l’innovation participative ?

 

Véritable transformation de fond pour l’entreprise, le processus d’innovation participative s’immisce dans tous ses aspects, de la stratégie globale aux modes de financement en passant par l’humain. L’Open Innovation tend en premier lieu à modifier les objectifs fixés en interne par l’entreprise. L’entrée dans ce nouveau paradigme modifie l’approche même de l’entreprise sur son marché, qui doit à la fois définir de nouveaux résultats à atteindre et revoir sa manière de communiquer, en externe comme en interne.

Mais d’autres questions de plus en plus complexes se posent durant de cette transition vers l’innovation participative, telles que :

Quelles sont les nouvelles ressources à recruter en interne ?
Qu’est-ce que l’innovation participative implique pour mon budget R&D ?
Quels sont les outils nécessaires pour mettre en pratique ce nouveau modèle ?

Découvrez dans ce livre blanc la manière dont le processus interne sera impacté, notamment en appréhendant les différents concepts relatifs à l’innovation participative. Vous comprendrez également pourquoi et comment revoir votre organisation et l’écosystème dans lequel votre entreprise se trouve plongée dans leur ensemble.

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Bibliographie et Innovation

Bibliographie et innovation

 

La notion de bibliographie semble réservée aux travaux académiques ou aux essais littéraires. Elle joue pourtant un rôle capital dans l’innovation. Voici pourquoi.

La bibliographie, un art millénaire

Une bibliographie est une liste comprenant des références de documents pertinents sur un domaine donné. Construire une bibliographie est un acte essentiel dans toute démarche ayant pour but de faire progresser la connaissance.

Une bibliographie repose sur un double besoin :

  • Identifier les connaissances antérieures pour éviter de réinventer : nanos gigantum humeris insidentes (« des nains sur des épaules de géants »), c’est en se reposant sur les connaissances antérieures que l’on fait progresser le savoir. La bibliographie est à la fois une démonstration de force et d’humilité : faire étalage d’un socle de connaissances, mais aussi en reconnaître et attribuer la paternité;
  • Justifier que  l’on produit des connaissances nouvelles, par exemple dans le cas d’une thèse de doctorat ou d’un brevet qui nécessitent de bien identifier dans la bibliographie la connaissance préexistante afin de faire ressortir l’originalité de la thèse, la nouveauté ou l’activité inventive du brevet.

Nous ne commenterons pas l’utilisation de la bibliographie pour d’autres usages tels que la mesure de la performance académique qui nécessiterait un développement entier.

De nombreux outils existent pour faciliter la tâche des étudiants ou des chercheurs dans l’établissement d’une bibliographie. Baptisés outils de ‘référence management’, ils permettent de faciliter la constitution d’une bibliographie – en respectant certaines règles précises et codifiées par exemple dans la citation des textes collectés – . EndNote, Mendeley ou Zotero facilitent ce travail en permettant de collecter, structurer, sauvegarder et partager la bibliographie ainsi établie.

L’Open Innovation, une pratique récente

Dans une démarche d’innovation, la bibliographie est tout aussi essentielle : identifier les connaissances, tirées par exemple de publications ou de brevets, qui permettent l’émergence de nouvelles idées sur une base solide et argumentée. La production d’idées nouvelles – ou la remise en cause d’idées préconçues – sont évidemment clés dans l’innovation. Cette démarche doit s’appuyer sur une bonne connaissance de l’existant. La démarche d’innovation est par exemple très bien représentée par la théorie C-K, qui explicite et modélise comment une démarche de conception innovante oscille entre Concepts (C) et Connaissances (K).  La bibliographie est donc une contribution clé à l' »espace K », à l’ensemble des connaissances ; les concepts, qui génèrent le besoin de connaissance ou qui en sont issus, permettent d’identifier les opportunités d’innovation.

Plus d’informations sur la théorie CK :

http://blog.idexlab.com/fr/innovation-ouverte-theorie-c-k

Depuis quelques années, l’essor de l’Open Innovation, rendu possible grâce au développement de technologies de l’information et de la communication, n’a fait que souligner le besoin d’intégrer les connaissances préexistantes – la bibliographie – dans toute démarche d’innovation. Il a aussi stimulé l’émergence de nouveaux outils. Ceux-ci doivent à la fois intégrer le besoin d’établissement rapide d’une bibliographie en même temps qu’un besoin de mise en action. Cette mise en action se traduit souvent par une mise en relation avec des experts extérieurs à l’entreprise, qui ont des savoir-faire que l’entreprise ne possède pas.

Nouveaux usages, nouveaux outils

 

Face à ce contexte nouveau, des plateformes spécialisées dans l’Open Innovation ont vu le jour. Destinées à un public d’innovateurs, au croisement d’outils de constitution de bibliographie et d’outils de mise en relation (d’intermédiation) entre entreprises innovantes et experts, elles doivent donc s’adapter à ces nouveaux besoins.

Permettre rapidement d’établir une bibliographie avec les sources d’informations pertinentes et fiables (l’état-de-l’art), de collecter et structurer l’information, de la sauvegarder et de la partager, mais surtout de s’insérer dans une démarche de conception innovante, tels sont les challenges que doivent relever ces plateformes pour permettre aux entreprises de tirer profit de l’Open Innovation.

C’est ce défi que relève une plateforme comme celle d’ideXlab : faciliter l’accès à la connaissance, stimuler la conception innovante et accélérer la mise en œuvre. À la disposition de tous les publics d’innovateurs : étudiants, individus passionnés, petites et grandes entreprise innovantes. Essayez-la, contactez-nous, votre feed-back nous est précieux.

www.idexlab.com

Pour plus d’informations sur les entreprises pratiquant l’open innovation :

http://clubopeninnovation.fr

http://www.entreprises.gouv.fr/innovation-ouverte

La science et l’apprentissage de la musique

La science et l’apprentissage de la musique

 

Je ne me lasse pas de cette video de Bobby Mc Ferrin lors de son passage chez TedX. En moins de trois minutes, on voit le chanteur apprendre, avec humour, à plusieurs centaines de personnes à chanter ensemble un morceau de musique complexe… Elle va nous permettre d’illustrer un cas original de lien entre musique et science.

Cette video m’étonne et me fait rire à chaque fois !

Les moyens utilisés par Bobby Mc Ferrin pour enseigner la musique sont pourtant étonnamment réduits. Il ne parle pas à son public, il n’a pas besoin de mots. Il se contente de chanter et de bouger sur la scène et l’appropriation de la musique est immédiate. Un premier saut met le chant en mouvement; un saut de côté permet de faire chanter les gens un ton au dessus; un saut de l’autre côté fait chanter un ton au dessous. Non content de communiquer le plaisir de faire de la musique ensemble à son public, Bobby Mc Ferrin le fait avec humour et gentillesse.

 

L’absence de mots dans son enseignement est l’une des raisons qui expliquent que cet apprentissage de la musique fonctionne avec tous les publics qu’il a pu côtoyer à travers le monde. L’autre raison tient probablement au fait que la gamme utilisée par Bobby Mc Ferrin pour faire chanter la salle est une gamme de cinq notes quasi universelle, la gamme pentatonique. Cette gamme est en effet utilisée, avec des nuances, dans de nombreuses musiques de cultures orientales et occidentales.

 

Mais Bobby Mc Ferrin n’est pas le seul à s’intéresser à la gamme pentatonique. Les applications de celle ci dépassent la musique. La science aussi s’y intéresse pour des applications surprenantes, c’est ce que nous avons découvert en utilisant le moteur de recherche d’ideXlab. Celui-ci permet rapidement de se faire une idée de l’état des connaissances – ce que nous dit la science-  dans des domaines très variés, y compris en rapport avec la musique, comme par exemple les dernières découvertes concernant les gammes pentatoniques.

 

Voyons donc un exemple de ce que nous dit la science.

 

Une équipe de chercheurs en neurosciences de l’Université de Chengdu et de l’Académie des Sciences de Shanghai en Chine « écoutent » l’activité du cerveau en la traduisant sous forme de musique. Pour ce faire, ils mesurent l’électroencéphalogramme (EEG) et le traduisent en notes de musique dont la hauteur, la durée et l’intensité sont calculées par une transformation mathématique de l’EEG. Dans des travaux récents, ils ont appliqué cette méthode de production de musique séparément à l’hémisphère droit et à l’hémisphère gauche du cerveau, puis ils ont superposé les lignes mélodiques des deux hémisphères.  Ils ont utilisé alternativement une gamme heptatonique (la gamme à 7 tons la plus utilisée dans la musique occidentale: do ré mi fa sol la si) et une gamme pentatonique. Les travaux (la science…) démontrent, en appliquant cette technique à des patients endormis, que la gamme pentatonique conduit à une meilleure différentiation des phases du cycle de sommeil. Elle produit ainsi une musique – générée par les ondes du cerveau – qui est plus harmonieuse que la gamme heptatonique ! Les auteurs ne vont pas jusqu’à dire que la science démontre ainsi que la gamme pentatonique est plus harmonieuse ou universelle que la gamme heptatonique.

infographie science gamme pentatonique idexlab musique cerveau

 

Bien sûr, ces travaux n’expliquent pas l’efficacité de l’apprentissage proposé par Bobby Mc Ferrin. Mais ils illustrent les passerelles grandissantes entre la musique et la science, qu’elles soient cognitives, médicales, physiques, etc.

 

On peut se demander qui bénéficie de ces passerelles : la pratique artistique, par injection de connaissances nouvelles comme on le voit dans cet exemple sur la musique, ou au contraire la science, qui s’enrichit ainsi de poésie et d’humanité ?

 

http://link.springer.com/article/10.1007/s12264-013-1334-y

[Infographie] Qu’est-ce que l’Open Innovation ?

 

« Nous devons être innovants dans le domaine même de l’innovation »
John Seely Brown

Open Innovation, « The New Imperative for Creating and Profiting from Technology »
Henry W. Chesbrough

L’Open Innovation est un concept qui vient bouleverser notre conception traditionnelle de l’innovation. Comme l’explique John Seely Brown, professeur émérite au centre de recherche Xerox de Palo Alto, il faut aujourd’hui aller plus loin dans l’invention et « innover l’innovation » (« innovating innovation »). Mais l’innovation va au-delà de la création : il s’agit d’une invention portée efficacement sur un marché.

L’Open Innovation : mieux créer grâce à la collaboration

 

Dans cette optique d’innovation portée sur un marché particulier, les entreprises ne peuvent plus se passer de l’Open Innovation si elles souhaitent aller plus loin en Recherche & Développement. Ainsi, chaque entreprise bénéficierait de l’intelligence et des contributions externes, qu’elles viennent d’universitaires, d’étudiants chercheurs , ou encore d’autres experts dans un domaine de pointe. Pour pouvoir aborder le marché sous un angle nouveau et proposer des produits ou services disruptifs, seule la collaboration peut aujourd’hui leur permettre de renouveler leur modèle. Grandes ou petites entreprises, toutes peuvent bénéficier des avantages de l’Open Innovation pour développer de nouveaux produits ou services.

Comment fonctionne l’Open Innovation ?

 

Grâce à l’Open Innovation, la présence de nombreux acteurs professionnels de votre secteur présents dans d’autres entreprises ou universités ne représente plus un problème en soi. Mais comment assurer une transition réussie entre le paradigme d’innovation fermée et celui de l’innovation ouverte ?

Dans cette infographie, vous découvrirez quels sont les avantages de l’innovation ouverte pour votre entreprise, qu’elle soit à la recherche de solutions pour résoudre un problème spécifique, ou qu’elle travaille sur une nouvelle technologie, ainsi que les 9 étapes pour assurer une transition pérenne vers un modèle d’innovation ouverte. En permettant aux idées de fluctuer en interne et en externe, l’entreprise peut à la fois trouver de nouvelles opportunités pour investir le potentiel de ses idées et de nouveaux business modèles pour des produits préexistants.

 

Pour aller plus loin, découvrez 6 exemples concrets de l’Open Innovation dans votre entreprise.

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Open Source VS Open Innovation

Open Source VS Open Innovation

On nous demande souvent la différence entre Open Innovation et Open Source. Et de nombreuses personnes confondent les deux. Essayons de tirer au clair les liens entre ces notions. Nous en profiterons pour en introduire d’autres (Open Hardware, Open Data, Open Access,…)

L’Open Source

Commençons par le mouvement Open Source, puisqu’il est antérieur à l’Open Innovation. Ce mouvement voit le jour dans les années 80 autour du MIT aux Etats-Unis. Il constitue une réaction face à l’essor des éditeurs de logiciel qui ont vu le jour au cours de la décennie précédente. Ceux-ci développent les logiciels indépendamment des constructeurs de matériel et les vendent contre des licences. Ils protègent donc leurs produits et il devient souvent impossible de modifier les logiciels ainsi créés. Richard Stallman, alors chercheur au MIT, réagit contre une tendance contraire à la philosophie d’entraide et de partage de la communauté de développeurs et crée un projet appelé GNU et ayant pour but de créer un système d’exploitation « libre ». Il crée une fondation (Free Software Foundation) et écrit un manifeste pour encourager d’autres développeurs à le rejoindre. Le premier succès visible de cette initiative sera le système d’exploitation Linux qui est par exemple aujourd’hui utilisé dans tous les Smartphones reposant sur Androïd.

 

Quelques années plus tard, en 1998, l’Open Source Initiative (OSI) voit le jour en Californie. Cette initiative a en particulier pour but de lever l’ambiguïté du terme anglais « free », qui signifie « libre » mais aussi « gratuit ». Les promoteurs de l’Open Source ne nient pas l’économie autour des ces logiciels. En revanche, celle-ci reposera sur des services payants (maintenance, améliorations, utilisation,…) proposés autour de logiciels dont les licences sont gratuites. L’OSI clarifie la définition de l’Open Source et codifie les conditions nécessaires pour qu’une licence soit considérée comme compatible. Par exemple, celle-ci doit autoriser les modifications et les applications dérivées, et elle doit permettre leur distribution sous les mêmes termes que ceux de la licence du logiciel original.

L’Open Innovation

Le terme Open Innovation est apparu en 2003 dans un livre publié par Henry Chesbrough. L’Open Innovation regroupe des pratiques de l’innovation s’appuyant délibérément sur l’extérieur de l’entreprise, pour en améliorer l’efficacité ou pour mieux valoriser les efforts d’innovation fournis en interne. Chesbrough effectue dans son livre une synthèse de pratiques qui ne sont pas nouvelles. Par exemple, le recours à la connaissance extérieure via des « gatekeepers » est déjà identifié par Thomas Allen dans les années 60. Von Hippel dans les années 80 identifie le recours à des utilisateurs avancés (« lead-users ») pour développer des innovations de rupture. Globalement, l’Open Innovation promeut le développement de flux de connaissances et d’idées lors du processus d’innovation :

  • entre l’entreprise et son environnement, afin de permettre un meilleur partage des risques et des gains avec des partenaires extérieurs;
  • à l’intérieur même de l’entreprise, afin de permettre une plus grande mobilisation de tous les collaborateurs de l’entreprise.

 

Selon nous, les vraies nouveautés liées à l’Open Innovation n’étaient pas encore pleinement en action lorsque le terme a été inventé : il faut plutôt chercher dans le développement des technologies de l’information et de la communication, qui facilitent les flux d’information, pour trouver des outils et pratiques nouvelles. Ils s’appuient sur les réseaux sociaux, les outils du e-commerce, les technologies du web sémantique, les données mises en libre accès (Open Access, Open Data), etc.

Différences

Des introductions précédentes, il est évident qu’Open Source et Open Innovation sont des notions très différentes. Citons quatre différences importantes.

  1. Tout d’abord quant aux objets concernés : le logiciel pour l’OS; tout type de produit ou service pour l’Open Innovation. Cette différence pourrait partiellement s’estomper dans les années à venir puisque la production d’objets physiques est à présent représentée au travers par exemple des Open Source Appropriate Technologies (OSAT), ou, plus récemment, de l’Open Source Hardware
  2. Ensuite sur le cadre économique et légal proposé. L’Open Source définit un cadre d’échange économique ainsi qu’une politique de propriété intellectuelle. L’Open Innovation laisse ces questions totalement ouvertes. Rien par exemple ne définit les conditions de participation, dans un challenge d’Open Innovation, d’un « lead-user » ou d’un expert apportant leur contribution.
  3. Le poids des acteurs. Les conditions d’échange précédentes sont donc souvent définies par une grande entreprise ou par un intermédiaire spécialisé dans l’Open Innovation. Ces intermédiaires n’existent pas vraiment dans l’Open Source puisque la production et la mise à disposition du code peut se faire via des serveurs informatiques (forges, repositories).
  4. Enfin la diversité des contextes de l’Open Innovation est immense, là où l’Open Source traite de développement ou d’amélioration de logiciels. Les entreprises utilisent l’Open Innovation aussi bien pour des projets très amont (idéation, concours d’idées), la résolution de problèmes, l’amélioration de produits existants, le montage de projets de recherche, etc.

 

Points communs

Mais il existe aussi des points communs forts entre les deux notions. Nous en citerons 4.

  1. Le déplacement des frontières de l’entreprise. Les deux approches remettent en cause le périmètre de l’entreprise traditionnelle, privilégiant la collaboration, le partage, la décentralisation. Ils abaissent les barrières de langue et de géographie (bien qu’il y ait une forte domination de l’anglais et des Etats-Unis), permettent une circulation mondiale des idées et de l’information;
  2. L’Open Innovation et l’Open Source valorisent ce qu’on appelle aujourd’hui l’intelligence collective, reconnaissent que « le tout est plus que la somme des parties », que la diversité, l’indépendance et la décentralisation des opinions et des idées permises par internet donnent accès à une richesse qui était difficile à mettre en œuvre auparavant;
  3. Un élément de motivation important est le souci d’œuvrer pour le bien commun. Ce souci est sans doute plus fort dans le mouvement Open Source (et surtout dans le Free Software), mais on retrouve souvent cette motivation chez les participants aux process d’Open Innovation, qu’il soient experts, collaborateurs d’entreprises ou individus ;
  4. Les technologies de l’information et de la communication jouent un rôle clé, tant dans l’accès à l’information et à la connaissance, dans la production et la prolifération des données ou dans la circulation des idées. L’Open Access promeut la libre mise à disposition de contenus numériques et en particulier dans le domaine des publications issues de la recherche. Ceci permet une plus vaste diffusion et critique des idées scientifiques et, partant, un progrès plus efficace de celles-ci.

open source vs open innovation idexlab infographie

Des convergences possibles ?

Les différences sont-elle amenées à disparaître et les deux notions, l’Open Source et l’Open Innovation pourraient-elle converger ? Nous avons vu que l’Open Source s’est concentré au départ sur le logiciel / software mais inspire d’autres mouvements vers le produit / hardware. D’autre part, l’absence totale de cadre proposé par l’Open Innovation en l’état actuel est une faiblesse, aujourd’hui compensée par exemple par des intermédiaires, mais il serait sans doute opportun de lancer une réflexion sur quelques règles communes visant à protéger les intérêts des contributeurs d’idées, d’informations et de connaissances.

 

Gageons que les points communs qui réunissent les deux pratiques, et qui s’expriment dans bien d’autres domaines, constituent un socle suffisamment solide pour faire évoluer la théorie et la pratique de l’Open Innovation, concept encore jeune et en manque de repères.